Dossier Charette

Charette et la Marine

Une courte chronologie de Charrette.

François Athanase Charrette de La Contrie, né le 2 mai 1763 au manoir de La Contrie, paroisse de Couffé près d’Ancenis.

Son père, Michel-Louis Charrette, né le 18 janvier 1719 était militaire de carrière. Il décéda le 25 mai 1775 à Couffé. Marie-Anne de La Garde de Montjeu, sa mère, appartenait à une vieille famille du Gévaudan, dans les Cévennes.

François Athanase reçoit le 20 mars 1779 sa lettre de nomination comme aspirant-garde de la marine.

Il embarque le 24 mai 1780 à bord de L’Auguste, vaisseau de ligne de 80 canons, sous les ordres de Rochechouart. Le commandant de L’Auguste est un certain d’Arros.

L’Auguste fait partie de l’escadre française aux ordres du comte d’Orvilliers, chargée de réduire la menace autour de la métropole [1]. Le 11 juin l’escadre se joint à celle d’Espagne au titre d’une alliance récente. Mais François Athanase n’est plus à bord. Il est signalé à l’hôpital le 18 juin 1780. Il en ressort le 17 juillet suivant. En août alors que l’escale quitte Brest, François Athanase reste à terre jusqu’au 13 septembre.

La campagne est cependant un échec.

Le 1er janvier 1781, il est encore au rôle de L’Auguste, mais le 22 janvier il reçoit l’ordre de désarmer pour raison de santé. Il manque ainsi la première campagne victorieuse de l’amiral de Grasse aux Antilles.

Le 16 avril 1781 il embarque à bord du Hardi aux ordres de Monsieur de Sillans. C’est un vaisseau de 64 canons refondus en 1764 à Rochefort. Le Hardi fait partie de l’escadre de La Motte-Picquet.

Le 25 il sort de Brest dans une escadre composée de L’Invincible, du Bien-Aimé, de L’Actif, L’Atalante, Le Lion et Le Hardi, accompagné de deux frégates. François Athanase fait son véritable baptême du feu au large de l’Espagne où l’escadre française remporte une nette victoire sur des navires anglais. 22 navires anglais furent capturés et emmenés en rade de Brest (non sans problèmes). Une cargaison importante fut vendue et rapporta plus ou moins aux marins ayant participé à la victoire.

Une nouvelle sortie du Hardi le 27 juin lui permit de s’emparer du navire anglais le Scarborough.

François Athanase passe alors sur Le Clairvoyant.

Le 15 octobre 1781 il monte à bord du Clairvoyant. Il va enfin participer aux combats du côté du Nouveau Monde.

Le Clairvoyant part de Brest le 14 février 1782 et fait route vers les Antilles qu’il touche en mars.

Le 12 avril 1782, la bataille des Saintes fur un désastre pour la flotte française. Le vaisseau amiral Le Ville-de-Paris est perdu. On note que l’Auguste le premier vaisseau sur lequel Charette avait été embarqué fut totalement dégréé et mis hors d’état de faire une quelconque manœuvre. Le Claivoyant faisait partie de la 7eme division commandée par l’amiral d’Amblimont, auteur d’un traité de tactique navale en 1788.

Le Claivoyant mouille à Basse-Terre le 14 avril.

Suite à la défaite, une escadre est reconstituée sous les ordres du marquis de Vaudreuil, le Clairvoyant en fait partie, mais également L’Hercule.

François Athanase est sur L’Hercule à partir du 25 juin 1782. Le navire commandé par Monsieur de Puget-Bras, est très endommagé suite aux combats des Saintes. L’escadre remonte vers l’ "amérique septentrionalle". En juillet la Baie de Chasepeake, en août la Baie de Boston et mouillage à Nantasket. Plusieurs navires anglais sont combattus et pris pendant cette courte campagne. En janvier L’Hercule croise au large de Porto-Rico et atteint le Porto-Cabello le 17 où il retrouve Le Pluton et L’Auguste.

La fin des hostilités est annoncée le 24 mars. Le 17 juin toute l’escadre est de retour et en vue de la rade de Brest.

Le marquis de Vaudreuil avait alors dressé une liste des officiers qui s’étaient particulièrement distingués pendant la guerre d’Amérique. Charrette y figure en bonne place.

Il reste à terre pendant un an, et repart à bord d‘une gabarre, La Loire.

Bien que les déclarations officielles de l’époque précisent que l’embarquement sur une gabarre est de bonne école, il s’agit là d’une expédition essentiellement de marchandises puisque « l’ "expédition de Riga" vise à ramener du bois de charpente. Le 15 juin les bateaux atteignent Copenhague malgré les vents contraires. Le 30 juin ils sont à Riga. La Loire était de retour à Brest le 4 septembre.

Le 28 novembre La Loire en chargement à Paimboeuf, partit vers Brest sans Charrette. Ses états de service indiquent qu’il quitta La Loire le 21 novembre 1784.

Pendant plusieurs mois, on trouve François Athanase participant à diverses missions de cabotage.

C’est à bord de La Cléopâtre où il embarqua en juin 1785. Le 3 juillet, La Cléopâtre appareille au sein de l’escadre de Vaugiraud de Rosnay qui fut major du comte de Grasse lors de la bataille des Saintes. Le 7 novembre Charrette vogue à nouveau vers l’Amérique. Une foi en Guadeloupe, il passe sur Le Dauphin, navire école et de surveillance dont il sera commandant de décembre 1785 à avril 1786. Il assume aussi pendant un hivernage la fonction de commandant de la station de Saint-Pierre de la Martinique.

Du 8 janvier au 31 mai 1787, Charrette commande Le Vigilant, puis repasse sur La Cléopâtre qui appareille en juin pour une campagne dans les Antilles. En septembre 1787 La Cléopâtre mouille à Boston puis vogue vers la France où elle entre au port de Brest le 29 octobre.

Le 11 novembre 1787 il passe au grade de lieutenant de Vaisseau.

Le 10 mai 1788, Charrette rejoint la corvette La Belette qui fait partie de l’escadre d’évolution du marquis de Nieul. Il navigue alors en Méditerranée et croise contre les pirates. La Belette relâche en rade de Toulon le 12 juillet 1789. Après novembre 1790 il ne s’embarquera plus sur un vaisseau français.

Sources : [1] François Athanase Charrette de La Contrie, une histoire véritable – Lionel Dumarcet.

 

Charette et la guerre d'indépendance

François-Athanase de Charette de la Contrie (21 avril 1763 à Couffé, près d'Ancenis, fusillé le 29 mars 1796 (9 Germinal an IV) à Nantes, militaire qui s'opposa, les armes à la main, à la République dans sa région du Pays de Retz au Sud de la Bretagne et dans le Bas-Poitou en Vendée. Il fut l'un des meilleurs chefs de ce mouvement insurrectionnel appelé la Vendée militaire (1793-1800), durant la Révolution française. Il fut surnommé "Le Roi de La Vendée", et Napoléon Ier écrira de lui : "Il laisse percer du génie".

Biographie

Il entre à l’école des Gardes de la Marine en 1779, sert ensuite sous le comte de de La Motte-Picquet et l'amiral de Guichen, obtient le grade de lieutenant de vaisseau en 1787 et compte en 1790, onze campagnes à son actif, dont quelques-unes en Amérique.

« [...] Il y eut deux Vendées, la Grande qui faisait la guerre des forêts, la Petite qui faisait la guerre des buissons ; là est la nuance qui sépare Charette de Jean Chouan. La Petite Vendée était naïve, la Grande était corrompue ; la Petite valait mieux. Charette fut fait marquis, lieutenant général des armées du Roi et Grand-croix de Saint-Louis ; Jean Chouan resta Jean Chouan. Charette confine au bandit, Jean Chouan au paladin ........ La Rochejaquelein n'est qu'Achille, Jean Chouan est Protée.. [...] »

Victor Hugo, Quatrevingt-Treize


   

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