Dossiers Vaugiraud

Chronologie de l'Amiral Vaugiraud

Chronologie de François René Joseph Amiral de Vaugiraud de Rosnay, le père

1713 : François René Joseph de Vaugiraud est né le 12 septembre 1713 à La Boissière-de-Montaigu. Il est le fils de Pierre de Vaugiraud,

Seigneur de La Jaumonière, et de Marie Renée des Nos.

1739 : François de Vaugiraud épouse le 4 février 1739 aux Sables d’Olonne, Marie Lodre. Ils auront trois enfants :

-          M Renée de Vaugiraud,

-          Marie Joseph Pierre de Vaugiraud, le marquis de Vaugiraud, né en 1739, qui est arrêté le 10 août 1792, et massacré le 3 septembre à l'Abbaye.

-          Pierre René Marie de Vaugiraud, Amiral de Vaugiraud de Rosnay, né en 1741.

1790 : François de Vaugiraud décède le 26 septembre 1790 aux Sables d’Olonne, à l’âge de 77 ans.


Chronologie de Pierre René Marie de Vaugiraud, Amiral de Vaugiraud de Rosnay, le fils

Voir aussi le site de Olona: http://www.olona-histoire.fr

1741 : Pierre René Marie de Vaugiraud, né le 27 décembre 1741 aux Sables d’Olonne. Il est le fils de François René de Vaugiraud, Gouverneur des Sables d’Olonne, et de Marie Lodre.

1755 : Le chevalier de Vaugiraud, fils d’officier de marine, entre dans la marine royale en 1755, à l'âge de 14 ans. Il s'embarque l'année suivante sur l'Eveillé, vaisseau de 64 canons, et le 18 mars 1757 il participe, en compagnie du Diadème, à la prise du vaisseau britannique le HMS Greenwich, vaisseau de 50 canons, le quatrième plus gros navire britannique qui avait été lancé sur la Beaulieu River en Hampshire.

1762 : A 21 ans il est nommé enseigne et se fait remarquer par son activité et son courage. Il sait se rendre utile à bord de l'escadre commandée par Louis Guillouet d'Orvilliers qui lui permet d'attirer la bienveillance du Roi.

1773 : Chevalier de Saint-Louis et lieutenant de vaisseau sur "La Couronne", commandé par l'amiral Louis Charles Duchaffault.

1778 : Lors de la première bataille d’Ouessant, le 27 juillet 1778, où 29 navires français s’opposent à 30 navires anglais, le commandant est forcé par une blessure de quitter le pont. L'amiral charge de Vaugiraud de commander à sa place les manœuvres, ce qu'il fait d'une façon héroïque. Il reçoit pour cela, les éloges de tous les marins. Rentré à Brest, suite à l'incendie du vaisseau "Roland" arrivé dans le port et menaçant la ville entière, de Vaugiraud parvient par son intrépidité à éviter un désastre considérable. Le Roi reconnaissant, lui fit écrire une lettre à ce sujet.

Peu de temps après, il se fait choisir comme major en second pour commander les flottes de France et d'Espagne combinées, dans le but d'une descente en Grande-Bretagne. Il est alors capitaine de vaisseau.

Après avoir accompli avec succès plusieurs missions aux Antilles, il se distingue à nouveau lorsque le feu prend à bord du bâtiment "L'Intrépide" au milieu de la flotte qui se trouve alors amarrée devant la ville du Cap à Saint-Domingue. L'équipage effrayé, sourd à la voix de l'officier qui le commande, se mutine et commence à quitter le vaisseau. Aucune manœuvre ne semble plus possible. L'armée et la ville entière attend dans la stupeur le moment de la destruction. Major de l'armée, compagnon d'armes et ami du commandant de l'Intrépide, Vaugiraud demande au comte de Grasse la permission d'aller périr avec lui, ou de l'aider à sauver la flotte. Il court au bâtiment en feu, force les fuyards à y rentrer avec lui, de concert avec le capitaine, et prescrit lui-même les manœuvres alors que le feu s'approche de la soute aux poudres. Il parvient à diriger "L'Intrépide" au loin et à l’échouer sur la côte. Les officiers font embarquer l'équipage et sortent les derniers. Cinq minutes après, le vaisseau saute d'une explosion qui ébranle toute la ville, mais d'assez loin pour faire juger seulement du grand péril auquel elle venait d'échapper.

Après avoir servi comme major en second, sous les ordres de d'Orvilliers, de Vaugiraud, est nommé major général et capitaine de vaisseau dans la flotte. Il va se couvrir de gloire en Amérique.

Guerre d’indépendance :

L’Amiral de Vaugiraud de Rosnay se distingue dans les conflits qui opposent la France à la Grande-Bretagne dans la seconde partie du XVIIIe siècle, et tout spécialement dans la guerre d’indépendance américaine (reddition de la Chesapeake aux côtés de Lafayette et de Grasse).

1781 : Bataille navale de la baie de Chesapeake le 5 septembre 1781. Bataille cruciale de la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique, elle a lieu près de l'embouchure de la baie de Chesapeake le 5 septembre 1781 entre la flotte du contre-amiral britannique Thomas Graves et celle du contre-amiral français de Grasse. La précision du tir français endommage suffisamment six vaisseaux britanniques pour forcer Graves à rompre le combat et à s’esquiver. C’est la seule défaite majeure de la Royal Navy aux XVIIIe et XIXe siècles.

L’escadre avec le "Ville de Paris" fait voile vers la baie de Chesapeake.

1782 : Dans cette même campagne, le comte de Grasse ayant fait voile pour la baie de Chesapeake et revenant aux Antilles, soutient le 12 avril 1782 contre l'amiral britannique Rodney, un combat sanglant où la flotte française perd plusieurs vaisseaux. On y voit prendre la Ville de Paris, que monte l'amiral. Le combat y est d’une rare atrocité. De Vaugiraud, blessé deux jours avant, remplit son devoir avec une bravoure et un dévouement qui seront reconnus unanimement par le conseil de guerre qui sera chargé de juger la conduite des principaux officiers dans cette affaire. En effet, la "Ville de Paris" ne consent à abaisser son pavillon qu'après avoir épuisé toutes ses munitions, étant entouré de dix vaisseaux ennemis et ne comptant plus que quelques hommes debout. Le Roi lui adresse de nouveau une lettre de reconnaissance, accompagnée d'une pension de douze cents livres.

1789 : Après la prise de la Bastille, il refuse à Saint-Pierre-de-Miquelon d'arborer la cocarde tricolore qu'on veut lui imposer par la force, mais qu'il acceptera plus tard de bonne grâce au Fort-Royal, pour éviter des ennuis à Antoine Charles du Houx de Vioménil (1728-1792) qui fut gouverneur de La Rochelle à la conclusion de la paix.

1790 : Arrivé à l'île d'Aix le 6 mars 1790, de Vaugiraud recule devant les exigences populaires, et vient se retirer en Vendée au soulèvement de laquelle il ne fut point étranger.

1792 : Il est à Poiroux au château de la Proutière de son voisin le baron Robert de Lézardière lorsque l'incendie dévore le château. A la Proutière des réunions clandestines avaient parfois lieu. La force armée intervint le 28 juin 1792. Mais en arrivant devant le château, les troupes expédiées de Fontenay et des Sables ne peuvent que constater, avec les deux commissaires Pichard du Page et Luminais, l'incendie allumé par Loiseau, garde national des Sables-d'Olonne.

En 1794, la Commission Militaire siège dans une maison de Pierre Vaugiraud de Rosnay, maison qui existe encore à l’aube du XXIe siècle, à l’angle de la rue Béhic et de la rue du Maréchal Leclerc, aux Sables-d’Olonne.

1795 : De Vaugiraud participe à l'expédition de Quiberon. La bataille débute le 23 juin 1795 et se termine le 21 juillet. Ce fut un échec dont le grand retentissement porta préjudice au parti royaliste.

La bataille de Quiberon, par Paul-Emile Boutigny


 

 

 

 

 

 

 

En août 1795, il rejoint le comte d’Artois à l'île d'Houat et l’accompagne début octobre à l'île d'Yeu après un premier échec de débarquement à Bourgneuf le 25 septembre. Reparti avec le comte d’Artois à la fin du mois d’octobre, il ne rentre en France qu'à la Restauration avec Louis XVIII.

1814 : Le 13 juin 1814, le roi le nomme vice-amiral, le fait grand-croix de l'ordre de Saint-Louis et gouverneur de la Martinique.

Mais en Martinique il se heurte au Créole Louis-François de Buc qui a la fonction d’intendant de la Martinique, qui se considère comme l’égal du gouverneur qui n'est autre que De Vaugiraud.

De Vaugiraud se plaint au roi de de Buc qu’il accuse de de népotisme et de clientèlisme. De Buc a une nuée de parents et d’alliés tenant le haut bout dans les divers quartiers de la colonie. Le roi fait taire les deux hommes en supprimant la fonction d’intendant.

1818 : Il est remplacé au poste de gouverneur de la Martinique.

1819 : Blessé dans son amour-propre et dans sa dignité, il succombe à Paris le 13 mai 1819. Il a alors 58 ans.


 

Généalogie de Vaugiraud

 

Version "light" de la généalogie de l'Amiral Vaugiraud-de-Rosnay.

Pour visualiser, cliquez ici : arbre vaugiraud.pdf

Souces : Internet, consultation Archives Départementales de la Vendée (ADV) - Internet, Geneanet - Internet, Wikipedia

 

Moteur de recherche

Entrées récentes

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8